La guerre criminelle menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, soutenue par Keir Starmer et le gouvernement travailliste, a plongé des centaines de milliers de citoyens britanniques dans le conflit qui menace tout le Moyen-Orient. Les discours de Starmer sur son « devoir de protéger les vies britanniques » ne sont que des mensonges abjects.
Environ 300 000 citoyens britanniques se trouvent dans les pays du Golfe, où l'espace aérien est fermé, clouant les avions au sol. Nombre d'entre eux sont bloqués lors de séjours de courte durée ou en transit dans les aéroports internationaux de la région.
La ministre des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a déclaré à la BBC que les ressortissants britanniques devaient suivre les recommandations locales et que « nous sommes en contact étroit, notamment avec le secteur du tourisme, les compagnies aériennes et les aéroports, ainsi qu'avec les gouvernements de la région ».
Selon le journal The Independent, des plans sont à l'étude pour acheminer par bus les citoyens britanniques des Émirats arabes unis, dont les aéroports de Dubaï et d'Abu Dhabi sont fermés, jusqu'à Mascate, la capitale omanaise, située à près de 500 kilomètres au sud, afin de les rapatrier par avion. Cependant, ni British Airways ni Virgin Atlantic ne desservent actuellement cette destination.
Un autre plan envisagé consiste à transférer les personnes se trouvant au Qatar, à Bahreïn et au Koweït jusqu'à Riyad, en Arabie saoudite, à près de 650 kilomètres de là : soit un trajet de sept heures de route.
Une telle opération serait déjà complexe dans les conditions actuelles. Elle deviendrait catastrophique si, comme le rapporte le Guardian, « les États du Golfe, encouragés par Donald Trump, sont sur le point de mettre fin à leur neutralité dans la guerre contre l'Iran en représailles aux attaques répétées, 'irréfléchies et aveugles', menées par Téhéran contre leur territoire et leurs infrastructures ». Le Qatar a déclaré lundi avoir abattu deux avions iraniens.
Des missiles, des drones et des débris s'abattent déjà sur les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït, Bahreïn et d'autres régions du pays, tandis que l'Iran riposte à l'offensive impérialiste contre son gouvernement et son peuple. Des hôtels et des aéroports ont été touchés. D'après un bilan du New York Times, quatre personnes ont été tuées et plus de cent, blessées aux Émirats arabes unis, au Koweït, au Qatar, à Bahreïn et à Oman.
La responsabilité incombe entièrement aux États-Unis et à leurs alliés, qui ont lancé une guerre d'agression planifiée de longue date contre un pays souverain ne représentant aucune menace. L'attaque a été menée alors que de fausses négociations étaient encore en cours et visait ouvertement des assassinats et un changement de régime, faisant planer la menace d'un démembrement total d'une nation de plus de 90 millions d'habitants.
Le Parti travailliste met en danger la vie de ses citoyens pour une guerre à laquelle ils s'opposent massivement. Un sondage YouGov publié lundi a révélé que près de la moitié des personnes interrogées (49 %) étaient opposées aux bombardements américano-israéliens en Iran, contre seulement 28 % qui y étaient favorables.
Et ce, par un gouvernement qui souffre déjà d'une des plus faibles cotes de popularité de l'histoire britannique moderne. Conscient du danger, le Parti travailliste tente cyniquement d'instrumentaliser la situation désastreuse créée par le Royaume-Uni et ses alliés, ainsi que les risques encourus par les citoyens britanniques, pour justifier une implication accrue dans le conflit.
« Il est clair que la réaction scandaleuse de l'Iran constitue une menace pour notre peuple, nos intérêts et nos alliés, et nous ne pouvons l'ignorer », a déclaré Starmer au Parlement, accusant Téhéran d'avoir « riposté violemment ».
Ce matin, Cooper a tenu des propos similaires, affirmant que le gouvernement « est désormais confronté à une situation où environ 300 000 citoyens britanniques, résidant dans d'autres pays du Golfe, sont la cible de missiles et de drones iraniens. C'est pourquoi nous apportons notre soutien à des actions défensives. »
Ces « actions défensives » consistent en des frappes continues sur le territoire iranien, présumément contre des « tirs de missiles balistiques ».
La ministre des Affaires étrangères a tenu à souligner : « Il est important de préciser que le Royaume-Uni ne participera pas directement à ces frappes, mais apporte son soutien », et à affirmer : « Il ne s'agit pas d'un soutien à des objectifs politiques, économiques ou d'infrastructures plus larges. » Elle a ajouté qu'il existait « une nette différence » entre l'action des États-Unis et l'action du Royaume-Uni.
Le ministre du Moyen-Orient, Hamish Falconer, a insisté lui aussi : « Le Royaume-Uni n'est pas en guerre. »
Le gouvernement travailliste ment effrontément aux travailleurs. Des avions britanniques sillonnent le Moyen-Orient pour protéger les bases militaires américaines, alors que ces dernières mènent une campagne illégale contre l'Iran. Des bases aériennes britanniques servent de rampes de lancement aux bombardements américains, et une base britannique à Chypre est la cible de drones, entraînant l'évacuation des familles.
Dans son empressement à discréditer l'Iran, Starmer a reconnu que les forces britanniques sont pleinement impliquées dans l'offensive américaine, déclarant au Parlement : « Samedi, l'Iran a attaqué une base militaire à Bahreïn avec des missiles et des drones. Il y avait 300 militaires britanniques sur la base, certains à quelques centaines de mètres de l'impact. »
Les responsables politiques travaillistes s'efforcent désespérément de nier que le Royaume-Uni s'engage tête baissée dans une nouvelle guerre sanglante pour le pétrole et un changement de régime au Moyen-Orient – « tout simplement faux », a affirmé Cooper, visiblement agacée – car ils craignent la réaction de la classe ouvrière.
Les leçons des conflits en Afghanistan et en Irak n'ont pas été oubliées. Le soutien indéfectible du Royaume-Uni au génocide perpétré par Israël depuis des années contre les Palestiniens, ainsi qu'aux frappes militaires israéliennes contre le Liban, le Yémen et l'Iran, a brutalement ravivé les tensions. Nombreux seront ceux qui descendront dans la rue pour protester contre ce nouveau crime, une mobilisation amplifiée par la menace immédiate qui pèse sur les populations de la région et par les conséquences économiques du conflit sur le sol britannique.
Le prix du pétrole s'envole, poussant Edmund King, président de l'association automobile AA, à avertir le Times : « Les troubles et les bombardements au Moyen-Orient vont assurément perturber la distribution mondiale de pétrole, ce qui entraînera inévitablement une flambée des prix. Alors, automobilistes, soyez vigilants : d'ici 10 à 12 jours, nous pourrions atteindre des prix records à la pompe. »
Les conséquences sont plus vastes encore. Jorge Leon, vice-président senior et responsable de l'analyse géopolitique chez Rystad Energy, une société d'études énergétiques, a mis en garde contre les perturbations des approvisionnements mondiaux en gaz, indispensables à la production d'électricité : « Une hausse du prix de l'électricité se répercutera sur l'économie mondiale et, en particulier au Royaume-Uni, entraînera une inflation plus élevée.
« Nous constatons un effet direct, à savoir la hausse des prix à la pompe et des factures d'électricité, mais aussi un effet indirect : le coût de la vie augmentera en raison du risque d'inflation. »
Le Royaume-Uni affiche déjà parmi les taux d'inflation et les prix de l'énergie et des carburants les plus élevés d'Europe.
Le fait que Starmer et le Parti travailliste persistent dans cette voie témoigne non seulement du caractère profondément réactionnaire et de droite de leur gouvernement, mais aussi de la crise profonde de l'impérialisme britannique, qui mise désespérément sur une nouvelle guerre brutale menée par les États-Unis au Moyen-Orient pour améliorer sa situation. Voilà les véritables menaces qui pèsent sur « les vies britanniques » et sur la paix.
(Article paru en anglais le 2 mars 2026)
